Abibac - Quelques témoignages sur l’échange


Armin (Seconde en 2018/2019)

Bonjour, je m’appelle Armin. J’ai 16 ans, je suis en classe AbiBac et j’ai effectué l’échange Brigitte Sauzay en seconde.

J’ai été dans une ville qui s’appelle Iserlohn, en Allemagne, près de Dortmund. J’ai été là-bas pendant à peu près 2 mois et demi. Malgré l’appréhension que j’ai eue, mon séjour là-bas s’est avéré génial.

J’ai fait énormément de connaissances, que ce soit à l’école ou bien au club de football où je me suis entraîné. Les personnes là-bas sont vraiment sociables et l’intégration n’a pas été un problème puisqu’elle s’est faite rapidement et très naturellement. La famille de mon  correspondant m’a très bien accueilli et j’ai vraiment regretté le jour de mon départ.

Si vous hésitez à vous inscrire en AbiBac à cause de cet échange, sachez que c’est une expérience incroyable et que je la souhaite à tout le monde. Le seul point négatif est la recherche de correspondant, j’ai cherché un correspondant sur le site de l’OFAJ, auprès de certaines personnes que je connais, tout ça de septembre 2018 à mars 2019, jusqu’à ce que mon correspondant me contacte via le site de l’OFAJ.
 

Ilona (Seconde en 2018/2019)

Je suis partie dans le Nord de l'Allemagne, près de Brème, dans une famille qui avait des vaches laitières et des champs à s’occuper, ce que j’ai pu faire et trouvé formidable, car même si la maison est en pleine campagne, c’est une expérience que je n’aurai sûrement pas la chance de revivre et cela vaut vraiment le coup. Même si être loin de tout peut être parfois ennuyeux, il faut savoir mettre son quotidien de côté pour vivre des expériences magiques.

Cette expérience m’a permis de me rapprocher autrement de la famille. D’ailleurs, cette famille était vraiment superbe puisqu’elle s’est impliquée jusqu’au bout dans mon séjour et ne m’a jamais laissée au dépourvu. 

Du côté de ma correspondante, je l’ai trouvé grâce au lycée qui avait reçu une annonce d’elle et de sa copine qui vient avec elle à la rentrée. J’ai pu être plus ou moins proche avec elle et si je peux donner un conseil, ce serait de ne pas être dans la même classe que votre partenaire si possible , car cela m’a donné du mal à m’ouvrir aux autres et à leur parler et cela reste mon plus grand regret. 

Au final, le mal du pays était parfois là mais vite oublié avec tout ce qu’on a à penser ;) et ce voyage m’a donné envie de repartir loin.
Bon courage et bon voyage :)

 

Servane (Seconde en 2018/2019)

Mon voyage en Allemagne a été une expérience assez incroyable et vraiment inoubliable.

Ma correspondante habite dans une ville juste à côté de Munich, en Bavière. J’ai rencontré des personnes adorables et n’ai heureusement pas eu de problème particulier en trois mois. Les allemands n’ont pas (ou très peu) cours l’après-midi, mais je n’ai pas du tout eu le temps de m’ennuyer, au contraire ! On a fait beaucoup de sorties, avec sa famille ou ses amis (opéra, théâtre, parc d’attractions, différents lacs, zoo, visite chez ses grands-parents...), aussi bien pendant les vacances qu’en période scolaire.

Je n’ai pas réellement eu de difficultés avec la langue, même si je ne comprenais pas toujours tout. Les cours étaient plus difficiles qu’en France, et j’ai eu un peu de mal à suivre, surtout au début, mais c’était intéressant de remarquer les différences dans la manière d’enseigner certaines connaissances.

Ma correspondante faisait de la chorale au lycée, et j’ai pu intégrer l’orchestre et faire la sortie scolaire d'une semaine prévue fin juin. Je suis également partie en vacances deux semaines avec la famille de ma correspondante et on a créé un lien très fort en cinq mois de cohabitation (car ma correspondante était déjà venue chez moi).

C’était vraiment une expérience géniale et je suis très contente d’avoir pu partir, et je pense avoir appris beaucoup de choses, en allemand évidemment, mais aussi à être très autonome, plus ouverte aux autres...

 

Emma (Seconde en 2018/2019)

J’ai cherché une correspondante pour mon échange avec l’OFAJ. J’ai d’abord posté une annonce en me présentant et en expliquant ce que je recherchais. Une fille allemande m’a répondu. Puis nous avons communiqué ensemble par mail puis par appel. Nous avions donc décidé de faire notre échange ensemble.

J’ai tout d’abord accueilli cette fille allemande de janvier à fin mars 2019. Sa venue s’est très bien déroulée. Nous étions devenues amies.

Au début du mois d’avril, je me suis rendue chez elle à Potsdam. Elle est venue me chercher à l’aéroport puis nous sommes allées chez elle. Sa famille était gentille avec moi mais le père n’était jamais présent et la mère n’avait pas vraiment d’emprise sur elle et son grand frère.

Le premier jour s’est bien passé mais petit à petit, cela devenait de plus en plus compliqué. Ma correspondante ne me parlait pratiquement plus et passait son temps à sortir. Nous n’avons fait aucune visite ensemble. Je voulais y aller avec elle mais souvent elle me disait que ce n’était pas intéressant pour moi en me promettant de ne rentrer pas tard, ce qu’elle ne respectait pas du tout. C’était pendant une période de vacances. Elle s’était installé un campement dans son garage. Je ne la voyais pratiquement plus. J’essayais constamment de revenir vers elle mais elle n’y prêtait pas attention. Je passais donc mes journées seules en ville. Quelquefois, elle revenait vers moi pour que je l’accompagne. J’y allais mais il ne se passait rien. Je m’étais quand même rapprochée de certains de ses amis. Sa mère restait parfois avec moi et je pouvais ainsi m’exprimer en allemand. Puis ce fut la reprise des cours. J’ai pu parler avec plein de personnes. Mais j’ai dû insister auprès de ma correspondante longtemps pour avoir un emploi du temps, je devais payer moi même le bus et surtout elle ne me prévenait jamais des absences, des changements et même des jours fériés. Elle vivait sa vie seule sans se préoccuper de moi.
J’ai essayé de lui parler mais cela ne menait à rien. Elle me répondait que je devais vivre comme elle.

J’en ai beaucoup parlé avec mes parents et ma professeure d’allemand. Je ne pouvais pas continuer 2 mois ainsi. Après avoir pris ma décision, j’en ai parlé à ma correspondante, sa famille et sa professeure de français qui m’a beaucoup aidée. Ma correspondante comprenait la situation et m’a laissé partir. Il y avait beaucoup de problèmes privés dans cette famille, ce qui empiétait sur ma correspondante. Ses parents allaient divorcer, je n’avais vraiment pas ma place là bas. Je suis restée jusqu’à fin avril chez eux.

J’ai demandé de l’aide à mes camarades d’Abibac pour pouvoir trouver une autre famille. Grâce à l’une d’elle, j’ai pu repartir dans une nouvelle famille d’accueil après une semaine de transition en France. J’ai ainsi refait un dossier Brigitte Sauzay puis je suis partie chez eux, à Cologne.

La famille était très gentille. Ils me considéraient comme un membre de leur famille. Je m’y sentais réellement mieux. Il y avait une fille de mon âge avec qui je faisais beaucoup de sorties. Je suis aussi allée étudier là-bas et je me suis liée d’amitié avec de nombreuses personnes. Ce fut une très belle expérience qui me fit oublier les mauvais souvenirs de la première. Je suis ainsi restée un mois et demi dans cette ville. 

Mon échange s’est mal passé pour moi au début, ce n'était pas facile. Mais j’ai pu vite retrouver une autre famille et passer de très bons moments. Je suis sortie de cette expérience très enrichie : au niveau de la langue, j’ai énormément progressé. Au niveau culturel, j’ai découvert une nouvelle culture, un nouveau mode de vie. J’en garde ainsi de très beaux souvenirs et je reviens de cette expérience grandie. 

Si jamais cette situation vous arrive, ce que je ne vous souhaite pas, ne baissez pas les bras parce que c’est possible de changer de famille.

 

Susy (Seconde en 2018/2019)

J’ai fait un échange un peu spécial puisque je suis dans une famille avec un garçon de mon âge, mais il ne viendra pas en France. C’est donc une sorte d’entre-deux entre famille d’accueil et correspondant. Je n’ai pas non plus éprouvé de difficulté à le trouver puisque je le connaissais déjà. 

De plus, j’ai la chance d’être en classe de troisième et non de seconde en Allemagne, ce qui fait que dans la plupart des matières, comme je connais déjà la leçon, cela devient plus simple de comprendre la langue en elle-même puisque j’ai déjà une idée du sujet. Ensuite, pour les autres matières, je demande aussi aux élèves si je ne comprends pas. Tout d’abord parce que je ne veux pas rester à ne rien comprendre, et parce que cela me permet d’échanger avec les élèves et donc de progresser en allemand.

Selon moi, il y a eu deux choses un peu plus compliquées.

- La première était de m’intégrer dans ma classe : je ne voulais pas rester tout le temps avec le garçon de ma famille, mais je ne savais pas avec qui aller, et bien sûr quand ils parlaient entre eux, je ne comprenais pas (ce qui selon moi rendait la chose plus dure). Mais c’est là, encore une fois, que je trouve que c’est bien de poser des questions aux autres élèves puisque, grâce à cela, la glace était brisée, ou du moins s’est brisée plus rapidement, et cela m’a permis d’arriver plus facilement à m’intégrer.

- Ensuite, étant plutôt stressée, je n’aimais pas le fait de ne pas comprendre les discussions (à table par exemple) et je ne comprenais pas comment un jour j’allais pouvoir comprendre si je ne cherchais pas tous les mots dans le dictionnaire pour y arriver. Et finalement (et je ne sais toujours pas comment), maintenant, sans avoir cherché énormément de mots dans le dictionnaire depuis le début de l’échange, j’arrive à comprendre. Alors bien évidemment, je ne comprends pas chaque phrase mais l’idée générale, et c’est déjà bien.

Pour terminer, je pense qu’une des choses les plus importantes, c’est de profiter le plus possible du voyage sans se mettre la pression, et ensuite d’essayer de passer le maximum de temps avec la famille : par exemple si vous voulez lire, selon moi, il vaut mieux le faire dans le salon et non dans sa chambre (cela montre que vous n’êtes pas renfermé et cela peut entraîner des discussions !)